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L'Edito

La loi de la jungle

Par L'Economiste| Edition N°:1270 Le 16/05/2002 | Partager

Chantre de l'ouverture économique et de la mondialisation, l'Amérique ne s'embarrasse guère pour balayer d'un revers de la main les beaux principes de libre-échange qu'elle prêche partout dans le monde. Quitte à bafouer les règles du commerce international et raviver les guerres commerciales. Quelques semaines après avoir croisé le fer sur l'acier avec l'Europe, George W. Bush récidive en signant un chèque de 190 milliards de dollars sur dix ans de subventions à l'agriculture. Cela signifie que les agriculteurs américains obtiendront tous les ans l'équivalent de la moitié du PIB du Royaume! De quoi faire pâlir d'envie leurs homologues marocains qui réclament toujours plus d'aide de l'Etat. Pour l'instant, l'autre poids lourd agricole mondial, l'Union européenne, a réagi timidement car elle-même n'est pas exempte de tout reproche.Outre les principales cultures américaines, ces subventions bénéficient aussi au coton, à l'arachide et même aux pois chiches... soit des produits sur lesquels les Etats-Unis sont en concurrence avec les pays pauvres. Voilà qui va compliquer la situation de ces pays, car l'initiative du Président Bush ne peut qu'accentuer la déprime actuelle des cours sur les marchés mondiaux. Elle apparaît aussi comme un véritable pied de nez à la communauté internationale quelques semaines seulement après le Sommet de Monterrey. L'Amérique qui y avait réitéré sa doctrine -du commerce plutôt que de l'aide- pour lutter contre la pauvreté, se déjuge sans état d'âme. Ce qui est certain, c'est que ces milliards déversés dans les fermes américaines vont pousser les autres pays à se protéger et à fermer leurs frontières. Les apôtres de la libéralisation doivent se faire tout petits en ce moment. Abashi SHAMAMBA

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