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    L'Edito

    La baraka

    Par L'Economiste| Edition N°:2424 Le 18/12/2006 | Partager

    LE Maroc politique a la baraka! En effet, c’est un accident de parcours, pas une catastrophe, qui nous instruit des risques que prend le pays avec son système de représentation comme avec son système judicaire. Un conseiller, Youssef Tazi, de l’Istiqlal, a tenté de prendre en otage le processus de discussion de la loi de Finances, parce que son affaire judiciaire, qui est reliée à l’«affaire Laafoura», traîne depuis trop longtemps. Il a raison sur ce point. Ce n’est pourtant pas son argument central, puisqu’il veut explicitement faire pression sur la Justice en disant qu’il la veut indépendante. Ou bien les mots n’ont plus de sens ou bien c’est ce conseiller qui a perdu son bon sens!Dans toutes ces affaires se référant à l’ancien système, l’opinion publique réclame des sanctions exemplaires: elle veut des piloris et se moque des preuves. La Justice, elle, a besoin d’un minimum de preuves. Ce qui, par nature, n’existe que rarement dans ce genre d’affaires. Elle traîne donc, et comme elle a une image déplorable, c’est elle qui devient encore une fois l’accusée. Et pourtant, ce serait bien pire si la Justice se mettait à juger sans preuve…Côté politique, ce n’est pas plus brillant. Quelques conseillers ont fait cause commune avec Tazi et ont explicitement réclamé que le système de corruption électorale ne fasse plus l’objet de poursuites judiciaires! On n’en croit pas ses yeux et ses oreilles: comment peuvent-ils penser que l’opinion publique est assez bête pour préférer la corruption électorale généralisée à des sanctions mêmes incomplètes?!Sur le fond, ces outrances sont si ridicules qu’elles donnent une excellente leçon à très bon compte: les partis, à commencer par l’historique parti de l’Istiqlal, doivent faire le ménage dans leurs rangs et mettre à niveau leur bagage idéologique pour éviter que leurs membres ne commettent de telles bévues politiques.Nadia SALAH

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