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L'Edito

L’Etat

Par Nadia SALAH| Edition N°:5167 Le 13/12/2017 | Partager
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Untel, il est viré ou pas? C’est quoi les «manquements» qu’on leur reproche? Est-ce les vrais coupables qui sont sanctionnés?
Black-out. Passez votre chemin, il n’y a rien à voir.
Le ministère de l’Intérieur continue de penser que les citoyens n’ont pas à être mis au courant des affaires publiques. Pourtant le Souverain a délibérément choisi de prendre ces mêmes citoyens à témoin dans le redressement de l’administration et la modernisation de la vie politique: il a annoncé, puis fait tenir des rencontres, fait publier les documents, fait désigner nominativement les personnes sanctionnées pour tous les postes qui constitutionnellement dépendent de lui... Et il a fait annoncer que les investigations ne devaient pas s’arrêter là.
Peine perdue. L’appareil résiste. Soyons juste: bien des pays sur le Continent aimeraient avoir une administration comme la nôtre, capable de construire des infrastructures et de faire marcher les services publics comme au Maroc. Mais ce n’est pas ces comparaisons-là que les citoyens veulent faire. Ils exigent mieux, beaucoup mieux pour leur pays.
Qu’arrive-t-il lorsqu’on décrète un black-out sur des informations aussi importantes ?
D’abord on entretient des doutes sur le bien-fondé des décisions. Pire, on permet à des esprits malintentionnés d’alimenter ces doutes et d’en fabriquer de plus graves. Le Maroc n’a pas que des amis autour de lui.
Ensuite, en privant les citoyens des précisions normales qu’ils attendent, on les égare. Ils ne savent plus que penser: tous les fonctionnaires sont-ils pourris ou bien est-on en train d’amuser la galerie?
Enfin et plus grave, on laisse s’installer et se développer l’idée que l’Etat est un incapable dont il serait normal de contester l’ordre et les lois. Insensiblement, là où il y avait une vieille nation, s’installent les méfiances puis les violences.
N’oublions jamais que lorsqu’un Etat s’effondre, il écrase sa population.

 

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