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L'Edito

L'éléphante

Par L'Economiste| Edition N°:2046 Le 20/06/2005 | Partager

Tout le monde connaît l’histoire de l’éléphant de Moulay Ismaël qui ravageait tout. Excédés, les paysans forment une délégation pour se plaindre; mais au moment crucial, devant le terrible sultan, au lieu de présenter ses doléances, la délégation hésite, se tortille de frayeur et finit par dire: «Votre éléphant, votre cher éléphant… il veut une éléphante».C’est exactement ce que font les industriels avec le ministère des Finances, et cela dure depuis une dizaine d’années: les droits de douane, fixés n’importe comment, ravagent le tissu industriel, comme l’éléphant de Moulay Ismaël. Comment cela se passe-t-il?De manière très simple: dans beaucoup de cas (on n’arrive même pas à savoir combien!), les entrants pour fabriquer un produit sont plus taxés que le produit fini. Le résultat est évident, aussi ravageur qu’un éléphant lâché dans les champs: l’usine ferme et le marché est approvisionné de l’extérieur!Les industriels essaient de se plaindre. Que leur répond-on au gouvernement (en fait: les gouvernements successifs qui ont entretenu cette aberration): «Comment! vous voulez revenir au protectionnisme!? C’est dépassé! Allez vous mettre à niveau!»Et voilà l’affaire emballée! Personne n’ose plus rien dire, les associations professionnelles elles-mêmes traversées par la contradiction «fabrication contre importation», regardent ailleurs.Le système avait été nettoyé et remis à plat, il y a une quinzaine d’années, sous l’impulsion de Feu Mossadeq, alors directeur de l’Industrie et, il faut le souligner, qui était un de ceux qui ont installé au Maroc l’idée de la nécessaire ouverture des frontières.Aujourd’hui, n’y a-t-il plus personne pour penser l’ouverture de manière intelligente? N’y a-t-il personne pour dire que la concurrence ne veut pas dire qu’il faut détruire nos industries en se moquant de nos industriels?La première des mises à niveau à réaliser, elle est dans la tête des fonctionnaires… Nadia SALAH

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