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    L'Edito

    L'éditorial

    Par L'Economiste| Edition N°:250 Le 17/10/1996 | Partager

    Serions-nous à la veille d'un renouvellement de l'élite dirigeante?
    Cette question lancinante depuis quelque temps est maintenant pressante. Il est de plus en plus patent que les changements qualitatifs que connaît le Maroc ainsi que les exigences de mutations accélérées futures imposent un renouvellement des élites dirigeantes.
    Le Maroc évolue à un rythme rapide. La mutation en cours a certes été conduite ou accompagnée par l'élite politique et administrative actuelle. Il faut lui en rendre hommage. Mais elle a initié un mouvement qui, de par son ampleur désormais, la dépasse. Peu à peu, ceux qui étaient les acteurs du progrès deviennent des facteurs de blocage.
    Leurs sensibilités, leurs clivages et leurs ententes coïncident chaque jour un peu moins avec la réalité vécue par la société. Toutes tendances confondues, après avoir été les moteurs du progrès, ils sont en train de devenir des conservateurs, faute de pouvoir maîtriser ce qu'ils ont initié. Les prochaines élections, libres et ouvertes comme le veut SM le Roi, pourraient bien être l'occasion d'un renouvellement radical de l'élite dirigeante.
    Les composantes de cette nouvelle élite existent, elles peuvent se recruter dans les partis, gauche et droite, les associations et le monde de l'économie. Le vrai clivage, le débat réel que vit la société marocaine, est celui entre modernistes et conformistes, pour ne pas dire plus. Une élite rénovée se positionnera forcément par rapport à cette réalité et non plus par rapport à des clivages dont les origines remontent aux années soixante et ne correspondent plus à rien.
    Les élites en place n'ont plus prise. Pour que le Maroc maintienne et même accélère son rythme d'évolution, il nous en faut d'autres.
    Abdelmounaïm DILAMI

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