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Par L'Economiste| Edition N°:239 Le 18/07/1996 | Partager

Un round des négociations sociales va s'achever, mais quel sens et quelle portée faut-il lui donner?
La notion du Maroc à deux vitesses prend-elle de l'ampleur? On est tenté de le croire à la lecture de certains indicateurs.

En effet, les débats économiques portent essentiellement sur la partie moderne du pays. La politique économique est prise en charge par les ministères économiques, les syndicats et la CGEM; de plus en plus, ces différentes parties sont les acteurs réels qui contribuent à définir la politique économique du pays. Cependant, leur influence et leur prise en compte ne concernent qu'une partie du Maroc, la partie moderne. Mais il y a le reste, tout le reste, qui demeure exclu depuis longtemps, lequel de ce fait constitue un handicap lourd à porter pour le secteur moderne.

Depuis plus de trente ans, les partis politiques et l'Administration prétendent parler au nom de ce Maroc profond et, à ce titre, imposent leurs conceptions de l'intérêt général. Le Maroc moderne étant considéré "off-shore". Pourtant, c'est la partie moderne du Maroc qui porte le fardeau, c'est elle qui produit la richesse pour l'ensemble; une richesse mal employée et dont il faut désormais commencer à rendre compte de l'usage.

A titre d'exemple, depuis 30 ans, l'Education nationale prend chaque année le tiers du Budget de l'Etat, et au jour d'aujourd'hui le tiers des petites filles à la campagne demeurent en dehors du système scolaire.

L'on est en droit de s'interroger si le Maroc profond est effectivement représenté par ceux qui prétendent parler en son nom. Bien plus: Y a-t-il un Maroc off-shore et un Maroc profond? ou y a-t-il un problème de gestion de la richesse produite par le secteur moderne?
Abdelmounaïm DILAMI

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