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    L'Edito

    L'éditorial

    Par L'Economiste| Edition N°:181 Le 25/05/1995 | Partager

    Trois semaines de grève sans solution posent un certain nombre de questions.
    L'ONCF, entreprise publique déficitaire, entre autres avantages sociaux distribuait des primes au personnel. En soi, il s'agissait d'actes de gestion ayant un caractère banal s'ils ne révélaient la légèreté avec laquelle le personnel et la caisse étaient gérés. Les anciens gestionnaires de la RAM en définitive étaient des saints comparés à l'ONCF. Il est compréhensible que la nouvelle direction de l'ONCF, dans un but d'assainir la situation, souhaite réviser tout cela.
    Cette grève souligne aussi, encore une fois, un dysfonctionnement grave au niveau institutionnel. Le droit de grève est garanti par la Constitution, mais aucune loi n'en précise les conditions d'exercice.

    De sorte que l'on peut affirmer qu'au Maroc, actuellement, les grèves sont constitutionnellement sauvages. Partout dans le monde, la législation en vigueur précise quand, comment et dans quelles conditions la grève peut s'exercer. Le but étant de protéger les droits de chacun, aussi bien ceux de l'employeur que des employés ou des consommateurs et des usagers. Ce qui est encore plus curieux et qui appelle réflexion, c'est que les gouvernements successifs depuis plus de 30 ans ne se soient pas préoccupés de mettre en place des textes régissant l'exercice du droit de grève. Les syndicats eux-mêmes n'ont pas manifesté pour leur part un zèle excessif dans ce sens. Le flou actuel satisfait peut-être les deux, mais porte gravement préjudice aux usagers et consommateurs ainsi qu'aux employeurs.
    Au-delà du motif ponctuel qui a déclenché la grève à l'ONCF, il y a certainement un malaise plus profond qu'il ne faut pas minimiser, preuve en est l'unité syndicale qui se manifeste sur le terrain à l'initiative de la base.

    Abdelmounaïm DILAMI

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