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    L'Edito

    L'éditorial

    Par L'Economiste| Edition N°:168 Le 23/02/1995 | Partager

    Les enseignants grondent et se préparent à la grève.
    La commission nationale pour la réforme de l'enseignement ne fait plus parler d'elle. Après les grands débats de procédures et après avoir "pondu" de multiples sous-commissions, elle est entrée en hibernation.
    D'autres institutions du même type ont ainsi confondu réforme et débat sur la réforme. Ces institutions ont tendance à devenir des clubs pour se faire des relations, mais avec peu de résultats concrets. En fin de parcours, nous finissons par avoir une administration de plus.
    A moins que ce ne soit notre culture qui exclut l'efficacité, ce dont il est permis de douter, il serait grand temps de changer de méthode
    La situation dans l'enseignement est critique et potentiellement dangereuse. Il ne s'agit pas d'un problème marginal, c'est une question clé.

    Les maux dont souffre l'enseignement sont connus, et les objectifs sont clairs. Dès lors, qu'est-ce que l'on attend pour réagir? Des enseignants frustrés, des lauréats à moitié alphabétisés constituent un foyer idéal pour l'obscurantisme, susceptible de gangrener l'ensemble de la société.
    Nul besoin de grands débats pour constater cette évidence. L'expérience d'autres pays l'a démontré à de multiples reprises. Faut-il alors s'enliser dans des discussions byzantines alors que le danger est là? Jusqu'à présent, si l'ensemble de la société marocaine est unanime pour reconnaître la réalité du problème, nulle solution concrète n'a été apportée. Le Maroc est le dernier pays du Monde arabe qui ne soit pas encore contaminé par l'obscurantisme. Faut-il que nous-mêmes, par notre incompétence et notre incurie, nous lui préparions le terrain?

    Abdelmounaïm DILAMI

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