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    L'Edito

    L'éditorial

    Par L'Economiste| Edition N°:164 Le 26/01/1995 | Partager

    Avons-nous ne "alternative" à "l'alternance"?

    Notre situation politique est bien paradoxale. Lorsque l'arrivée de la Koutla au gouvernement était à l'ordre du jour, nous pouvions à juste titre reprocher aux partis la composant leur manque de programme clairement défini.

    En fait, l'on pouvait aussi, raisonnablement, douter de leur capacité à gouverner ensemble. Bien que leur situations s'explique par leur trop long éloignement de l'exercice des affaires.

    En réalité, l'absence de programme clair est une donnée nationale, les partis du Wifaq et alliés n'en ont pas plus que les autres. Faute de lignes directrices propres, ils ont toujours compris leur rôle comme étant uniquement un rôle de soutien au gouvernement en place. C'est à ce dernier, une fois formé, d'élaborer un programme qu'eux se chargent de défendre et de soutenir.

    Pas plus l'UC, le MP, le MNP que le RNI ne se donnent la peine d'énoncer des options et des mesures qu'ils comptent mettre en pratique une fois au gouvernement. Et lorsqu'il leur arrive de le faire, une fois au pouvoir -nous l'avons vu à de multiples reprises- ils ne se considèrent plus liés par leurs engagements antérieurs. Pour eux, l'exercice du pouvoir est quasiment une fin en soi. Une telle perception de son rôle isole la classe politique, ce qui est dangereux dans la conjoncture actuelle. Le citoyen ne s'y trompe pas, il se désintéresse désormais de la chose, qu'importe pour lui comment vont se répartir les portefeuilles. A la limite, mieux vaut un gouvernement de technocrates lesquels, au moins, le doivent à leur compétence confirmée.

    Le champ politique demeure cependant vulnérable.

    Abdelmounaïm DILAMI

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