×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    L'Edito

    L'éditorial

    Par L'Economiste| Edition N°:160 Le 29/12/1994 | Partager

    Les Marocains abordent l'année 1995 en étant extrêmement critiques et fondamentalement optimistes. Rien ne va comme nous le souhaitons, mais c'est quand même mieux que nous ne le craignions. Nous sommes critiques parce que:

    - la mauvaise volonté et les mauvaises habitudes des uns et des autres freinent l'instauration d'un véritable Etat de droit;

    - la croissance n'est pas aussi rapide que nous le souhaitons;

    - le chômage continue de croître;

    - l'enseignement ne cesse de se détériorer, menaçant les perspectives de développement;

    - les prix augmentent plus vite que les salaires;

    - la politique sociale demeure une perspective lointaine...

    Mais nous demeurons fondamentalement optimistes eu égard à ce qui se passe autour de nous dans le monde:

    - alors que les privatisations ont souvent déçu ailleurs, le Maroc a, non seulement réussi les siennes, mais en a fait un élément dynamisant de l'économie;

    - dans d'autres pays, l'inflation est à deux chiffres, le Maroc la maintient à un niveau raisonnable;

    - alors qu'ailleurs l'intolérance s'installe, au Maroc les exilés politiques rentrent et nous pouvons débattre tranquillement de l'alternance;

    - ailleurs, la violence fait des dizaines de morts chaque jour, au Maroc, si ce n'est une alerte rapidement jugulée, les vols à l'arraché demeurent la principale manifestation de violence.

    Est-ce à dire que nous devons pavoiser? Le propre de toute société dynamique est d'être critique vis-à-vis d'elle-même sans pour autant renier les acquis qui lui permettent de progresser. En somme conformément à l'adage marocain, "nous sommes moins bien que certains et beaucoup mieux que d'autres".

    Bonne année à tous nos lecteurs!

    Abdelmounaïm DILAMI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc