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    L'Edito

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    Par L'Economiste| Edition N°:147 Le 29/09/1994 | Partager

    L'Istiqlal, l'USFP et l'OADP ont publié un communiqué commun à l'occasion de la rentrée politique et sociale. En soi, l'initiative est louable ; elle témoigne du souci d'informer l'opinion publique. Plusieurs remarques quant au communiqué lui-même.

    D'abord la Koutla n'est plus citée en tant que telle, ensuite le PPS ne fait pas partie des signataires qui sont pourtant sa famille naturelle. Selon toute vraisemblance, les trois partis signataires ne lui pardonnent toujours pas son sens de la nuance.

    Quant au contenu, si le communiqué demeure dans les généralités, son économie fait ressortir deux revendications. D'abord une révision constitutionnelle et ensuite de nouvelles élections qui seraient organisées par une instance indépendante. C'est par conséquent une fin de non-recevoir qui est ainsi signifiée en réponse à l'offre de participer à un gouvernement d'union nationale On revient ainsi à la case de départ.

    L'on ne peut s'empêcher de ressentir une impression de déjà vu, d'être toujours au même point depuis 30 ans. Pourtant, le Maroc d'aujourd'hui n'a rien à voir avec celui des années 60, ni celui des années 70 ni même celui des années 80 ; le Maroc avance et se transforme vite. Malgré les aléas et les imperfections, il progresse quand même; et au-delà de la participation ou non, il est évident qu'une attitude crispée de la part d'un parti politique ne peut être que négative pour tous.

    C'est un peu comme si la scène d'un théâtre était occupée par des acteurs qui ne veulent ni jouer, ni se retirer ; il faudrait pourtant qu'ils choisissent ; dans le cas d'espèce, ce n'est tout de même pas le public qui devra changer de théâtre.

    Abdelmounaïm DILAMI

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