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    L'Edito

    L'éditorial

    Par L'Economiste| Edition N°:143 Le 01/09/1994 | Partager

    Le Maroc est appelé actuellement à faire face à une tentative de déstabilisation.

    Les origines d'une telle opération ne font aucun doute; elles sont algériennes. En effet, le Maroc a pu gérer ses contradictions internes de manière pacifique. Déjà en avril 1994, nous écrivions sur ces même colonnes : "quelle que soit l'issue de la guerre civile en Algérie, le Maroc risque de se trouver pris dans la tourmente... Dans tous les cas, vu la situation actuelle, l'Algérie constituera probablement une menace pour le Maroc".

    Malheureusement, cette analyse se trouve aujourd'hui confirmée par les faits. Même si l'enquête conclut à l'implication de mouvements terroristes ou islamistes algériens, il serait illusoire de croire que cela s'arrête à ce niveau. Nul n'ignore à quel point ces mouvements sont infiltrés par la sécurité algérienne. La réaction surprenante des autorités algériennes aux mesures de protection prises par le Maroc montre qu'il y a une volonté au niveau du groupe dirigeant, ou du moins une partie de ce groupe, d'élargir le conflit. Ceci dans l'espoir de déclencher un réflexe de solidarité sur le plan intérieur susceptible de conforter le pouvoir en place. Se sentant isolée sur le plan international, une partie de la nomenklatura algérienne pense que l'élargissement du conflit pourrait lui profiter. Une note d'optimisme cependant, le nombre très limité de Marocains impliqués montre que la volonté de gérer pacifiquement les contradictions internes est réelle au Maroc. Néanmoins, il faut prendre conscience de la menace. Le consensus à propos du Sahara a fait ses preuves. Il faudrait peut être maintenant, pour barrer la route au désordre et à la déstabilisation, élaborer un consensus sécuritaire sans pour autant que la démocratisation ne se ralentisse.

    Abdelmounaïm DILAMI

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