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Par L'Economiste| Edition N°:40 Le 30/07/1992 | Partager

Juillet est le mois où se monte le projet de Loi de Finances pour l'année suivante. Cette année, les aspects sociaux sont renforcés dans les directives budgétaires, mais la contrainte globale demeure le redressement des finances publiques pour la fin 1993.
Qu'il faille maintenir la rigueur, personne ne le conteste.
Néanmoins, un ensemble de pressions, d'interventions, recommandations se nouent autour du Ministère des Finances: toutes les dépenses sont plus urgentes les unes que les autres et chacun rajoute à son dossier le nombre d'emplois espéré, rallonge le paragraphe "avantages sociaux",... En un mot, chacun accommode ses projets au goût du jour.
Ces comportements montrent que nos administrations ont le sens de la compétition, ce qui, a priori, serait plutôt positif si on avait une raisonnable certitude que l'évaluation des dépenses est rationnellement faite.
La rationalité absolue n'existe pas, certes; cependant, il existe dans nos administrations de bonnes expertises en matière d'analyse de projets, au point que certaines procédures d'évaluation mises au point au Maroc ont été jugées suffisamment intéressantes pour être transférées chez une institution comme la Banque Mondiale.
L'argument de la difficulté intrinsèque de l'évaluation d'un projet public ne tient donc pas, bien qu'il soit encore évoqué par des administrations retardataires. Il faut bien savoir que cet argument a le don de faire sursauter d'indignation les entreprises et les citoyens. Ils ont raison: ce sont eux qui payent.
Cette année la rationalisation des dépenses publiques prend un relief particulier: nous sommes en campagne électorale, et il n'est pas improbable que le gouvernement, qui prépare le projet de Loi de Finances, ne soit pas celui qui aura à le défendre.

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