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    L'Edito

    L'éditorial

    Par L'Economiste| Edition N°:39 Le 23/07/1992 | Partager

    Les Universités vivent actuellement sous la pression des inscriptions des jeunes qui viennent d'avoir leur Bac.
    L'administration de l'Education Nationale a donc pris diverses mesures de régulation et d'orientation, mais elle l'a fait avec des maladresses propres à susciter des mécontentements graves.
    Qu'il y ait trop de candidats à l'inscription, pas assez de salles, pas assez de professeurs,... ce sont là des lieux communs. Mais dans l'attente des réformes envisagées depuis des lustres, est-il nécessaire de prendre des mesures d'orientation qui soient arbitraires? En quoi est-il indispensable d'introduire, sans préavis, des obligations nouvelles? Et surtout, comment l'idée d'économiser sur l'information, dans les lycées et bien avant la fin de l'année, a-t-elle pu s'imposer, alors que tout le pays est bruissant de l'obligation d'expliquer, d'informer?
    Des procédures sont devenues caduques du jour au lendemain, créant des mécanismes aveugles d'inégalité entre jeunes et l'information acquiert une dangereuse valeur marchande.
    L'assurance que les dispositions seront appliquées avec souplesse et compréhension, est plutôt faite pour inquiéter: qui garantira aux fonctionnaires de l'administration de ne pas être accusés de favoriser amis ou clients? Qui garantira aux jeunes comme aux fonctionnaires que personne ne succombera à la tentation de monnayer cette approche souple et compréhensive?
    Pour résoudre ou atténuer les problèmes graves de l'Education Nationale, les vieux réflexes ont donc trop joué. Les mesures choisies ignorent que c'est l'administration qui est au service des gens et font bien peu de cas des droits des personnes.
    C'est fort regrettable au moment où la Nation entière consent des efforts remarquables, et d'abord sur elle-même, pour avancer vers la démocratie.

    L'ECONOMISTE

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