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    L'Edito

    L'éditorial

    Par L'Economiste| Edition N°:38 Le 16/07/1992 | Partager

    Pericles, philosophe et Homme d'Etat Athénéen (495 à 429 avant J.C), définit la démocratie comme un système de gouvernement caractérisé par la souveraineté de la multitude et reposant sur deux principes fondamentaux, d'une part, l'égalité des lois (ISONOMIE), d'autre part, la liberté d'opinion (ISEGORIE).

    La base essentielle du système démocratique est donc pour Périclès l'obéissance à des lois s'appliquant à tous. Le régime démocratique étant un régime d'égalité et de légalité.

    En termes modernes, la démocratie se traduit par trois notions fondamentales:
    - l'Etat de droit;
    - le pluralisme;
    - l'alternance.

    Chaque étape préparant la suivante, l'alternance étant celle qui consacre l'ensemble du processus. Mais la démocratie suppose une notion abstraite et préalable qui est la légitimité du pouvoir. La légitimité postule la référence à un principe antérieur et supérieur au pouvoir lui-même et qui le justifie. La démocratie est donc un édifice complexe et délicat destiné à fournir le cadre permettant de gérer les contradictions de la société étant entendu que le consensus est réalisé autour de l'essentiel.

    Au Maroc maintenant en 1992, l'édifice est sur le point d'être achevé. La légitimité du pouvoir tant sur le plan religieux, historique que politique, est incontestablement consacrée; l'Etat de droit est allé se renforçant; le pluralisme politique est pratiqué malgré tout sans interruption depuis l'Indépendance; la société marocaine est donc mûre pour vivre l'alternance si les urnes en décident ainsi.

    L'alternance possible a un effet en retour obligeant les partis politiques à présenter des programmes réalistes. Chaque formation politique si effectivement les urnes la portent au gouvernement est comptable de ses promesses électorales et de ses réalisations. L'électeur marocain est en droit d'exiger des partis politiques des programmes précis définissant les buts à atteindre et les moyens de les réaliser.

    Abdelmounaïm DILAMI

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