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L'Edito

L'éditorial

Par L'Economiste| Edition N°:35 Le 25/06/1992 | Partager

Priorité a été donnée au redressement des finances de l'Etat et les entreprises payent assez cher, depuis l'été 1990, pour cela.

Or, les autorités monétaires viennent de porter la réserve monétaire à 24% Autrement dit sur 4DH déposés en banque 1 doit maintenant être immobilisé. Une masse de 16,2 milliards de DH est gelée. Le raisonnement est le suivant: puisqu'en 1992 on aura un taux de croissance économique négatif, il faut ralentir la croissance de la masse monétaire sous peine d'avoir un regain d'inflation. Le raisonnement serait recevable si deux conditions préalables étaient remplies. La première condition est que les théories économiques des années 60-70 soient entièrement validées par les pratiques des années 90. Or depuis près de dix ans, des doutes sérieux pèsent sur ces analyses liant trop directement la masse monétaire et l'inflation, aussi bien pour des économies très monétarisées que pour des pays sous-monétarisés comme le Maroc. Il ne serait pas mauvais de favoriser le recyclage du personnel politique et administratif en ajoutant, par exemple, aux séminaires d'auto-congratulations (qui ne sont pas imméritées) de la formation pure et simple.

La deuxième condition est que les administrations en charge des questions financières cessent de jouer double jeu. Ce n'est pas le cas puisque les préceptes de la libéralisation financière sont appliqués aux entreprises mais pas aux finances publiques. C'est ainsi qu-on dépit des promesses, le Trésor n'a pas réduit cette année le niveau de ses recours C'est aussi ainsi qu'en dépit des promesses, les programmes de création d'un marché financier dynamique sont toujours en panne ce qui maintient de fait et de droit. le pouvoir de préemption en faveur des dépenses de l'administration et au détriment des entreprises les plus modernes.

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