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    L'Edito

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    Par L'Economiste| Edition N°:724 Le 14/03/2000 | Partager


    Le différend financier qui oppose l'Etat à la compagnie d'assurances Al Wataniya est une petite affaire, par l'objet comme par le montant, mais c'est une affaire où les principes en jeu sont nombreux et colossaux. La compagnie a prêté de l'argent, qui n'est pas le sien mais celui de ses assurés, il y a longtemps à une entreprise publique, Icoz, privatisée depuis, mais dans de mauvaises conditions. Quelques temps après la privatisation, les versements cessent. La garantie de l'Etat devait alors jouer, mais elle ne joue pas. Depuis, tout le monde se renvoie la balle. Et l'affaire dure depuis trois ans.
    En fait, chacun voit le dossier par un seul petit bout, le sien. Et c'est là que l'affaire n'est pas normale du tout.
    Qu'Icoz ait été mal privatisée, personne n'en doute, d'ailleurs, l'entreprise a fermé ses portes. Mais au lieu de régler les problèmes en suspens, chacun s'acharne à regarder le passé, accusant tantôt les repreneurs, tantôt l'ancien ministre de la Privatisation, tantôt le Fisc, tantôt la Douane. Personne ne veut s'attaquer au seul problème qui compte: que faire aujourd'hui? En conséquence, c'est la compagnie d'assurances et ses clients, qui n'ont rien à voir dans le débat, qui payent les pots cassés. La situation est d'autant plus idiote qu'aucune compagnie d'assurances n'aurait eu le droit de prêter à une entreprise privée, surtout dans la situation d'Icoz. Le Ministère des Finances, tuteur des assurances, s'y serait opposé: il ne peut permettre d'engager à la légère l'épargne des assurés.
    Mais le seul résultat de l'affaire, qui dure depuis trois ans, fait justement que l'argent des assurés, au départ bien protégé par la garantie de l'Etat, n'est toujours pas rendu. Voilà à quoi aboutissent les tergiversations et les recherches fallacieuses de responsabilités pour couvrir l'indécision.

    Nadia SALAH

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