×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    L'Edito

    L'éditorial

    Par L'Economiste| Edition N°:706 Le 17/02/2000 | Partager

    Si votre entreprise produisait à un coût deux fois et demi plus cher que l'entreprise concurrente, si pour arriver à ce prix de revient vous étiez obligé de mal payer vos ouvriers, alors que l'entreprise concurrente les paye plutôt bien, vous vous diriez que quelque chose ne va pas chez vous. Vous auriez bien raison et vous auriez intérêt à réagir vite, car dans un système normal, vous ne vendriez absolument rien. Vous feriez faillite le premier jour.
    Maintenant, supposons que vos clients n'aient pas le choix et qu'ils ne puissent acheter que chez vous, quelle serait votre réaction?
    Seriez-vous de ceux qui diraient que les ouvriers sont des ânes, que vous n'avez rien à changer sauf à insister pour que la police interdise mieux à vos clients d'aller se fournir ailleurs et surveille mieux vos ouvriers pour qu'ils n'aillent jamais proposer leurs services à votre concurrent? Seriez-vous de ceux qui penseraient qu'une telle situation ne peut pas durer bien longtemps et qu'il faut faire quelque chose, car tôt ou tard la police ne pourra plus contenir vos clients et vos ouvriers?
    Evidemment, vous êtes de la deuxième catégorie et vous ferez quelque chose pour faire tomber vos coûts de production.

    Erreur! Vous croyez en être mais vous n'en êtes pas. Bien qu'effectivement vous ne laisseriez jamais une situation aussi stupide se développer dans l'industrie ou dans le commerce, quand il s'agit d'agriculture, toutes les logiques s'inversent. Une partie de l'agriculture est archaïque? Bien, au lieu d'ouvrir esprits et frontières, tout est fermé au nom de l'archaïsme existant. Une partie de l'agriculture est peu productive, anti-économique au point de ne pas pouvoir rembourser ce qu'elle emprunte? Qu'à cela ne tienne, soute-
    nons-la, subventionnons-la à coups de milliards pour qu'elle reste ce qu'elle est, peu productive, anti-économique et sur-endettée.
    Avec cette accumulation de fausses bonnes raisons, avons-nous au moins bonne conscience? Même pas!

    Nadia SALAH

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc