×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    L'Edito

    L'éditorial

    Par L'Economiste| Edition N°:705 Le 16/02/2000 | Partager

    Les technologies de l'information subissent un double click. Les professionnels de l'APEBI ont compris que le gisement de l'informatique est dans les PME. Maroc Telecom baisse les prix des connexions Internet et s'engage dans sa distribution. Tout cela est heureux et ne peut qu'améliorer une activité balbutiante au Maroc, alors qu'elle dope les économies américaine et européenne depuis des années. Avec un parc estimé à 350.000 ordinateurs et 50.000 internautes présumés, nous sommes des exclus de cette société de l'information.
    Aujourd'hui, une concurrence va naître entre Maroc Telecom, grossiste d'Internet, ses distributeurs les 134 providers menacés donc par leur propre fournisseur, France Telecom qui a une revanche à prendre après la 2ème licence GSM, et Médi Telecom qui a de l'argent à récupérer. Cela augure d'une belle mêlée que l'ANRT va "arbitrer" comme à son habitude, en ne sifflant jamais, pour ne pas faire de vagues.

    Il n'est plus utile à ce microcosme de transformer ses utilisateurs que de se battre. Car comme l'outil ne fait pas l'ouvrier, l'ordinateur ne fait pas l'utilisateur, et la connexion ne fait pas l'internaute. Les professionnels ne l'ont pas toujours compris. Ils se sont battus sur les marchés existants ("les grands comptes"), parfois en y laissant des pertes. Ils ont oublié de développer les nouveaux utilisateurs, ces PME et particuliers, qui font la fortune des Compaq, HP et autres Microsoft à travers le monde.
    Ils pourront proposer des ordinateurs ou des connexions même à zéro Dirham et rencontrer l'indifférence. C'est comme la baisse des taux d'intérêt qui n'a pas relancé les investissements. Nos entreprises et nos administrations ont encore besoin d'être poussées à abandonner leur paperasse bureaucratique pour l'écran, à travailler en réseau, à produire de l'information pour public, à être interactives...C'est un problème de contenu plus que de contenant, et de changement de mode de gestion. C'est plus qu'un double click qu'il faut, c'est une réinstallation du système.

    Khalid BELYAZID


    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc