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L'Edito

L'éditorial

Par L'Economiste| Edition N°:694 Le 01/02/2000 | Partager

Protester ne génère pas de profits. Dommage, nos entreprises seraient les plus riches. Beaucoup passent leur temps à grommeler contre l'administration inhibante, la justice lente, l'Europe déloyale, les impôts lourds, l'énergie chère, les zones industrielles mal aménagées... Justement, un cas typique est cette enquête sur la zone industrielle de "Bernoussi-Zenata". Les opérateurs rechignent même à répondre à une enquête; il ne s'agit pas de secrets commerciaux, mais d'énergie, d'eau... avec une aide de la Banque Mondiale au bout.
Et pourtant, cette zone est en partie héritière de la plus vieille et de la plus grande du pays, celle de Aïn Sebaâ. Elle devrait être la mieux "lotie". Et pourtant non, ce n'est pas un modèle pour celles qui se créent. Les rues font souvent honte aux usines si fières de leurs technologies et de leurs certifications. Il y a bien des lettres aux autorités, des réunions... Mais parler en commun est facile, agir est rare. Payer pour un projet collectif, jamais.
C'est un peu le prolongement des syndics d'immeubles, ce beau reflet de notre sociabilité. Il n'y en a pas un dans le pays où tous les copropriétaires payent, les uns prétextant qu'ils ne prennent pas l'ascenseur et d'autres qu'ils ne jettent rien dans les poubelles. Résultat, c'est paradis dans les appartements et taudis dans les couloirs.
Dans les zones industrielles, comme dans les rues commerçantes, il n'est pas question de dédouaner les communes, ou l'Etat. S'ils reçoivent des impôts des entreprises, c'est pour équiper en infrastructures. Pour le reste, les opérateurs comme les citoyens sont capables de donner de l'argent, des idées... et au moins de l'information aux enquêtes. Pour cela, il faut que chacun comprenne qu'il n'est pas isolé dans son bureau capitonné et qu'il ne peut agir sur son environnement qu'en groupe. Cela nécessite chez nos entrepreneurs une "conscience de classe". Voilà un bon concept marxiste qui sauverait nos capitalistes.

Khalid BELYAZID

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