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L'Edito

L'éditorial

Par L'Economiste| Edition N°:690 Le 26/01/2000 | Partager

Le plan national d'intégration de la femme comprend quatre grands volets: l'éducation, la santé, la participation économique et le renforcement des pouvoirs de la femme. Chacun de ces volets comporte un train d'actions. La réforme de la Moudouana n'est qu'un des wagons du train accrochés au quatrième chapitre du plan. La Moudouana n'est donc qu'une partie d'une partie de ce programme. Mais c'est cette partie qui est bien mince par rapport aux autres allume des passions. La crainte est donc de voir tout le programme s'écrouler à cause d'une sous-partie, certes importante, mais qui s'inclut dans une vision globale. C'est comme si l'on profitait de l'ignorance du public pour lui faire croire que le plan d'intégration c'est en tout et pour tout une réforme de la Moudouana.
Deuxième point dans ce débat, la manière dont il s'organise et se déforme sous l'effet des passions.
Il faut raison garder et prendre grand soin d'appliquer des méthodes saines pour conduire un débat démocratique.

Or, quelques petits dérapages sont en train de se produire. Chacun le reconnaîtra, ces dérapages sont autant dus aux passions que suscite la Moudouana qu'à l'absence d'habitudes de débat contradictoire.
Ce n'est pas parce qu'un groupe de personnes n'est pas d'accord avec le projet qu'elles trouvent trop audacieux ou trop timide, qu'elles n'ont pas le droit d'exprimer leur point de vue. Mais inversement, quels que soient son niveau de conviction, sa certitude d'avoir raison, un groupe ne peut en aucun cas interdire aux autres de s'exprimer et pire vouloir le faire par la force ou en créant des désordres.
Sans le respect absolu de ce savoir-vivre démocratique de base, c'est la dictature du plus violent, en paroles et en actes, qui risque de s'imposer à la majorité. Dans un tel système, finis les droits de l'Homme, enterrés ceux du citoyen. Ce n'est évidemment pas ce que cherchent les tenants comme les opposants au projet.

Abdelmounaïm DILAMI

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