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    L'Edito

    L'éditorial

    Par L'Economiste| Edition N°:631 Le 04/11/1999 | Partager


    Le plus bel outil peut aussi blesser. L'Administration en est un pour le gouvernement.
    En cette période d'espoirs et de levées d'inhibitions, l'attention se focalise sur cette énorme machine: dans le dernier appel de Youssoufi à ses ministres, dans les débats sur la lutte contre la corruption ou la moralisation de la vie publique... Aujourd'hui est programmée la réunion de la "Commission stratégique de la réforme administrative". Cette réforme ne coûte rien au Budget, mais rapportera beaucoup au citoyen excédé par la bureaucratie.
    Cependant, il faut faire la part des choses. Partout, il y a des fonctionnaires honnêtes et compétents. Quand elle marche bien, l'Administration a du bon; elle est le premier employeur qui sécurise le pays, construit écoles, routes et barrages.
    Mais quand elle fonctionne mal, elle casse les initiatives privées, aggrave le sous-développement et la pauvreté en toute impunité.
    A cela deux raisons: les "dysfonctionnements" et les fonctionnaires véreux. Les ministres en parlent depuis vingt ans dans les savantes commissions. Certains, avec leurs directeurs, sont un exemple de disponibilité aux citoyens. Mais les niveaux intermédiaires et la base ne suivent pas, car personne n'a jamais été révoqué pour mauvais service au citoyen.
    Or, c'est aux guichets des arrondissements, des communes, des régies d'eau et d'électricité, des hôpitaux... que le citoyen se fâche avec l'Administration et parfois avec l'Etat qu'elle représente. Et ce n'est que là qu'ils se réconcilieront, que là où commence et finit la réforme administrative.
    Voilà pourquoi chaque ministre devrait passer un jour par semaine à ses guichets, côté usagers bien sûr.

    Khalid BELYAZID

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