×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    L'Edito

    L'éditorial

    Par L'Economiste| Edition N°:598 Le 20/09/1999 | Partager

    LA réforme des marchés publics, entamée sous l'avant-avant dernier gouvernement et menée à terme par le gouvernement actuel, est théoriquement en application depuis le 1er juillet dernier.
    Cette réforme veut donner plus de transparence et de prévisibilité aux marchés publics. Ce faisant, elle veut aussi rendre plus difficile et dissuader la corruption. Les opérateurs comme l'opinion publique ont applaudi au fait que le gouvernement d'alternance avait réussi à faire sortir ce texte des oubliettes où il avait constamment l'air de vouloir se cacher.
    C'est un texte lourd dans son application. Il demandait donc une action de formation tant chez les donneurs d'ordre publics que chez les entreprises privées. Ce n'est pas une mince affaire.
    Or, valeur aujourd'hui, deux mois et demi après l'entrée en vigueur du texte et neuf mois après sa promulgation, pas le moindre geste n'est fait dans ce sens.
    Mais il y a plus préoccupant.
    Le texte prévoit que les donneurs d'ordre publient la liste des marchés qu'ils comptent passer durant l'exercice budgétaire. Deux mois après la promulgation de la Loi de Finances dans le Bulletin Officiel, il n'y a toujours pas de publication. De même, le texte prévoit que les résultats des appels d'offres soient aussi rendus publics. Or, dans ce domaine, les entreprises soumissionnaires se plaignent toujours de ne pas avoir accès à cette information. Seuls les départements et entreprises publics qui affichaient déjà les résultats continuent de le faire. Pour les autres, l'immense majorité, c'est comme s'il n'y avait pas eu de réforme.
    Cette réforme ne serait-elle qu'un cosmétique politique?

    Nadia SALAH

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc