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L'Edito

L'éditorial

Par L'Economiste| Edition N°:529 Le 15/06/1999 | Partager

Quel est le seul droit pour lequel il faut demander une autorisation? Entreprendre. Il est inscrit dans la Constitution, mais il faut traverser des labyrinthes bureaucratiques pour l'exercer. Allez créer une laiterie dans votre garage, ou un service de dactylographie dans votre salon, et vous comprendrez, pourquoi il ne se crée plus d'usines.
Et pourtant, le gouvernement, et tous ceux qui l'ont précédé depuis dix ans, martèle que la solution à la pauvreté et au chômage est dans l'entreprise. C'est dans ce sens que M. Basri a demandé aux gouverneurs et walis de recenser les textes relatifs aux rapports de l'Administration avec les usagers, les ONG, les entreprises...afin de les nettoyer, et de devenir plus "transparents et plus conviviales".
C'est une bonne initiative. Pourvu qu'elle aboutisse, et que les administrations répondent plus vite à leur ministre qu'aux citoyens.

Mais il faudra voir au-delà des lois et circulaires, et dépasser le juridisme. Les administrations, comme les entreprises, fonctionnent un peu avec leurs règles écrites, beaucoup avec leur culture. Celle de notre Administration est "l'autorisation": c'est sa seule raison d'être. Elle sait rarement créer, être positive. Avec son mot préféré, "non", elle a fini par inhiber une économie déjà fragile, qui avait au contraire besoin de tuteurs.
Il faut espérer que les "agents d'autorité" dépassent à cette occasion cette vision "d'autorisation". Il s'en trouvera bien un qui s'interrogera sur "l'autorisation d'exercer" qui a compliqué la vie de tellement d'entrepreneurs en herbe qu'ils ont fini par croire qu'il vaut mieux être fonctionnaire: en fait, l'autorisation d'exercer ne repose sur aucune loi. Qui osera recenser cette loi fantôme?

Khalid BELYAZID

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