×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

L'Edito

Jeunes

Par Nadia SALAH| Edition N°:4784 Le 31/05/2016 | Partager
salah_nadia_2015.jpg

Il faudrait se souvenir, et pas seulement une fois par an, que nous avons une Fête de la Jeunesse, une fête directement associée au Trône. Puissante raison donc d’accorder attention aux jeunes. Hélas, le traitement que le Maroc fait à ses jeunes est proprement scandaleux. Les élites installées vont rarement au-delà des phrases toutes faites pour se lamenter des écoles qui ne savent pas, qui ne savent plus donner un bagage utile et efficace pour la majorité des élèves. Personne, chez les fonctionnaires ou les politiciens, ne veut entendre parler de bilan de compétence de nos jeunes, bilan sur lequel on pourrait construire des ajustements ciblés. Dans les partis politiques, s’agitant en ce moment pour désigner les candidats, la priorité va trop souvent à la fidélité des anciens, de préférence à une promotion de l’énergie des jeunes. Les quadragénaires (sic!) ayant des chances d’être bien placés sur les listes, ne le devront qu’à l’influence du père et des grands-pères, assez puissants pour imposer leur lignée aux bureaux politiques. Les entreprises publiques et les administrations aussi ont pris un coup de vieux, que le nouveau système de sélection (sur projets et par le gouvernement) accentue malencontreusement. Les entreprises privées, pourtant aiguillonnées par la concurrence et l’obligation de profit, n’échappent que partiellement à ce vieillissement général. Les «Jeunes du 20 février» n’ont malheureusement pas su se projeter dans l’avenir pour faire évoluer le Maroc dans leur direction. Le PJD, comme le disait Benkirane lui-même, a pu attirer à lui l’énergie latente. Ce n’est pas pour autant qu’il s’est occupé des jeunes. Lui, pas davantage que tous les autres. Presque partout, le Maroc accuse un âge qui n’est pas celui des Marocains. Pas celui de ses rues, pas celui de son avenir.

 

 

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS

Vous êtes déjà abonné à L'Economiste mais vous n'avez pas reçu vos identifiants?
Contactez-nous à l’adresse [email protected] pour les recevoir en indiquant: nom, prénom, email, entreprise, fonction et numéro de téléphone.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc