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    L'Edito

    Inutilités

    Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5157 Le 28/11/2017 | Partager
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    L'administration a le goût des «machins», pour paraphraser de Gaulle, qui ne servent à rien. Oui, mais dans le cas des agences de développement, on aura tout de même mis du temps avant de dresser un lamentable constat d’échec. Certains machins, comme l’agence de l’Oriental par exemple, auront coûté au contribuable près de 200 millions de DH de budget de fonctionnement par an.

    En 11 ans d’existence, cela fait donc un joli pactole qui mériterait moultes explications dans l’enceinte du Parlement, si les députés  daignent s’en occuper, et probablement aussi quelques audits supplémentaires de la part de la Cour des comptes. Le contribuable n’accepterait en aucun cas que l’on passe par pertes et profits ces «petits détails». Il en va de la justice sociale, de l’équité et du bon usage des deniers publics.

    Le désastre des agences de développement traduit tristement l’échec des politiques mal préparées et à l’exécution hâtive, qui n'ont pas su répondre aux attentes. Ni d’ailleurs aux consignes royales pour en faire de véritables outils de décollage territorial. C’est d’autant plus regrettable que ces structures auraient pu être des laboratoires pour les dispositifs de régionalisation avancée.

    Ce qui leur a manqué avant tout, c’est du contenu et probablement aussi des délimitations claires des périmètres d’intervention pour pouvoir contourner les bugs de transversalité habituels de l’intervention publique. Pour l’exprimer en des termes plus triviaux, les projets avancent vite lorsque les patrons des agences s’entendent bien avec walis et gouverneurs, mais coincent dès que les guéguerres d’ego s’en mêlent.

    Sur le plan politique, la mise en liquidation des agences est à saluer. L’on peut pousser le raisonnement plus loin et souhaiter une traque des excès d’embonpoint que l’on soupçonne un peu partout dans la sphère publique. Y compris à l’échelle d’un exécutif qui peut paraître pléthorique au vu de ses réalisations. La chasse des inutilités est en effet un chantier prioritaire.

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