×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

L'Edito

Intérêt

Par L'Economiste| Edition N°:2311 Le 04/07/2006 | Partager

Les difficultés des actuelles négociations de l’OMC vont-elles faciliter ou au contraire tendre un peu plus celles que le Maroc engage avec l’Union européenne? Le contexte international n’est plus à la libéralisation multilatérale; il est à la multiplication des accords bilatéraux… quitte à créer de beaux imbroglios dans la circulation des marchandises. Mais il n’y a pas que des inconvénients dans le système bilatéral.On le dit trop peu: les accords que signe le Maroc depuis six-sept ans sont des accords plus stratégiques que commerciaux. Bien sûr, ils favorisent des échanges plus libres, mais ces accords cherchent la modernisation du tissu productif en le mettant en concurrence avec d’autres producteurs; c’est, si l’on veut, la «phase II», après l’ajustement structurel. Cette phase II installe, en quelque sorte, l’ajustement permanent, lequel pourra se faire sans les cris et les pleurs du précédent, car il sera conduit directement par les entreprises chacune pour ce qui la concerne.C’est dans cette ligne-là que doivent s’inscrire les négociations agricoles du Maroc avec l’Union européenne. C’est d’autant plus nécessaire que la majeure partie de l’agriculture est très en retard: en retard dans ses structures, en retard dans ses compétences, en retard dans son commerce… Anesthésiée par des protections commerciales et surtout anesthésiée par le misérabilisme politique, l’agriculture marocaine a besoin d’une colossale mise à niveau, dont nul n’ignore les difficultés sur les plans humains et sociaux. Le Maroc a hésité trente ans devant ces difficultés, et pendant qu’il hésitait, elles se sont aggravées. Par son seul ressort politique, Rabat aura du mal à mettre au point un programme cohérent, puisque sa classe politique aussi est en retard. Il ne reste donc à compter que sur l’accord européen, en espérant que Bruxelles en comprenne l’intérêt, y compris pour l’Europe, d’avoir un espace modernisé sur son sud.Nadia SALAH

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc