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Par L'Economiste| Edition N°:4263 Le 25/04/2014 | Partager

En ce moment, le Maroc a deux dossiers internationaux, dont le contenu est vital: le rapport du Secrétaire général Ban Ki-moon sur le Sahara et le nouveau tarif douanier agricole de l’Union européenne, tel qu’il a été traité par un acte délégué au sein de la Commission et ce, au nom du Parlement. Sur ces deux dossiers, il est inutile de détailler leur importance, tout le monde la connaît. Tout le monde en connaît aussi les conséquences, en cas d’échec ou en cas de réussite.
Ces deux questions, tant dans la forme que sur le fond, montrent que le monde a changé. En Europe, les craintes de protectionnisme, maintes fois dénoncées durant les vingt dernières années, étaient en fait très au-dessous de la réalité d’aujourd’hui. Et ce, en dépit de l’universalisation des marchés. C’est un autre phénomène politico-économique qui est à l’œuvre. Cela n’a rien à voir avec une globalisation sur pieds d’égalité. Ce n’est que la première fois que le Maroc va le rencontrer.
Pour la Minurso et son périmètre de compétences, là encore, ce ne sont pas les outils normaux du droit qui s’appliquent. C’est un système flou de valeurs et de concepts où le premier à raconter une histoire crédible emporte la mise. Non seulement ces nouveaux usages sortent du droit connu, mais en plus l’information y flirte avec le divertissement, avec «l’entertainment» tels qu’ils ont été magistralement inventés par Hollywood et les TI.
Il faut être honnête, le Maroc n’est pas, ou si peu, dans cette course-là. La diplomatie, le renseignement, le lobbying classique sont nécessaires, pas suffisants.
Il faut recommencer à investir massivement dans les relations politique, économique, culturelle, militaire… avec l’étranger. Il faut plus de fonctionnaires dégourdis, plus de comités mixtes accrocs du travail, plus de circulation des idées, plus d’intelligence dans les rapports…  Et ce n’est pas du tout une mince affaire.

 

Nadia SALAH

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