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    L'Edito

    Insouciants

    Par L'Economiste| Edition N°:3125 Le 09/10/2009 | Partager

    LA Confédération générale des entreprises marocaines, notre célèbre CGEM, a décidé de tous nous rajeunir. Elle a décidé, ou plus exactement certaines de ses fédérations ont décidé de nous ramener une bonne quinzaine d’années en arrière, quand elles étaient trop faibles pour avoir une stratégie et que, faute de stratégie, ces groupes ne connaissaient que la surenchère verbale… pour masquer leurs incapacités.On rit jaune. En effet, il s’agit, ni plus ni moins, de défendre les intérêts marocains dans des négociations avec l’Union européenne. Le gouvernement, via le ministère du Commerce extérieur, avait demandé aux patrons concernés par le commerce des services et par le droit d’établissement leurs avis sur l’offre de l’Union européenne. Les financiers ont répondu. Normal, ce sont des entreprises puissantes, bien organisées et capables de faire faire chez elles les projections nécessaires. Et puis, elles sont en première ligne de l’ouverture. A saluer aussi l’effort des gens de la pêche et ceux des transports: ils ont bien travaillé. Mais comment comprendre que les entreprises des TI, encore plus en première ligne que les financiers, soient restées sans voix? Et le tourisme, les comptables, les auditeurs, les labos de tous poils, tous les services liés à la construction… des centaines de spécialités, pourtant dûment organisées dans des associations, n’ont rien dit de ce qu’elles acceptaient, refusaient et demandaient.Nous ne sommes néanmoins pas au bout de nos surprises. Une fois que les autres professionnels irrités de voir leurs collègues être aussi négligents eurent révélé l’affaire dans les colonnes de L’Economiste, qu’ont-ils trouvé pour leur défense, ces insouciants? Qu’il est anti-patriotique d’en parler, car les ambassadeurs lisent la presse (sic). Belle découverte: on croyait que les «anti-patriotes» étaient ceux qui ne défendaient pas les intérêts du pays.Nadia SALAH

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