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L'Edito

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Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5241 Le 30/03/2018 | Partager
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L'effondrement du marché du travail au Maroc continue de peser sur l’économie, amplifiant la crise sociale.  Plus de 860.000 Marocains sont des chômeurs de longue durée. La plupart d’entre eux  n’ont pas travaillé pendant un an ou plus.

Ce phénomène est inquiétant. Par son ampleur, c’est une crise dans la crise. D’abord, il est dangereux pour la cohésion sociale car il conduit vers la grande porte de la marginalisation et ses dégâts collatéraux pour le pays. Les chômeurs de longue durée entrent rapidement dans un cercle vicieux. Ils peinent à trouver des emplois, le facteur temps contribuant à éroder les compétences, et du coup les chances d’employabilité, et finissent par quitter définitivement le marché du travail.

Ensuite, il peut être lourd de conséquences sur le plan macro-économique dans la mesure où il peut évoluer par éviction vers le chômage structurel, c’est-à-dire celui qui ne diminue pas, même en cas de reprise. Le risque est alors celui d’un vieux démon qui hante les politiques publiques dans le monde, celui d’assister à une relance économique, aussi infime soit-elle, sans emploi.

Que fait-on pour retenir sur le marché du travail ces profils touchés à la fois par la sous-qualification et bientôt par l’âge? Rien.

Sur le registre de la formation professionnelle par exemple, il existe des indices alarmants de dégradation que dénoncent tant les entreprises que les candidats eux-mêmes. 

Cette indifférence interpelle dans la foulée sur un dialogue social en panne, incapable de formuler de véritables propositions, de fixer un calendrier, d’être plus imaginatif en considérant que les personnes durablement éloignées du marché du travail méritent un traitement spécifique.  Et idéalement, de nouvelles ingénieries d’insertion.

Voilà une autre occasion de se rebrancher sur les vraies priorités.

 

 

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