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    Infernal horizon

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5598 Le 23/09/2019 | Partager
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    Ceux qui prennent le temps de se promener dans le pays, voient et commentent avec fierté l’évolution de villes comme Marrakech, Meknès, Rabat… et surtout les villes et les campagnes du Nord ou encore les charmantes cités du Grand Sud.

    La seule phrase qui s’impose est que «le Maroc ne se ressemble plus». Même si ce compliment est, quelque part, un peu… vexant. Passons, parce que nous avons toujours cette énorme exception, l’éternelle Casa-cracra.

    C’est la plus grande, la plus industrieuse, la plus riche et aussi la plus énergétique. C’est la plus sale, la plus désordonnée, la plus incivique… où, les bidonvilles repoussent dans de gigantesques ensembles d’immeubles aux trois quarts vides. Autant de bombes bancaires. C’est aussi des bombes d’insécurité.

    De petits marchands pauvres proposent des poignées de fruits et légumes, noirs de poussière et de gaz d’échappement. Entre les immeubles sales, des chaussées défoncées par la sur-circulation, les trottoirs n’ont existé que sur le plan.

    Qui a décidé que pour entrer et sortir de Casablanca, il fallait passer par là? Ou, inversement, qui a décidé que les pauvres devaient habiter là? Avec des densités de 40.000 personnes au km2, parmi les plus élevées du monde.

    Il y a même des bâtiments publics abandonnés avant d’avoir été finis. Armés de bâtons, des gardiens hurlants chassent les squatters et les journalistes. Réalité du gaspillage masqué, qui n’intéresse pas la Cour des comptes. Qui nourrit tant de mépris pour ses concitoyens au point de leur construire ce genre de quartier?

    Quand on est pauvre, c’est de jardins, d’écoles dont on a besoin. Avec les meilleurs jardiniers et les meilleurs profs. Pas de la fumée des gros camions, les uns derrière les autres, dressant des frontières infranchissables et toxiques.

    Le vrai progrès social, c’est de sortir les Marocains de ces horizons infernaux. Ils le valent bien, n’est-ce pas?

     

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