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L'Edito

Infantilismes

Par L'Economiste| Edition N°:2251 Le 07/04/2006 | Partager

Certes, les élections professionnelles ne sont pas construites sur le modèle des consultations politiques: par définition, elles sont corporatistes et fermées. Ce qui leur donne un petit air des compétitions entre amis, bien propres à ancrer des haines irréductibles. Dans la culture marocaine, qui préfère l’hypocrisie à la compétition, entrer dans une concurrence publique, c’est bien pis que de sortir tout nu du hammam, bien pis que de dévaliser la banque à l’heure de la prière! Pour entrer dans ce jeu, il faut concilier l’inconciliable: être «ould nass», rester civilisé et donner le maximum de coups, aussi bas que possible, à tous ceux avec qui il faudra, après, poursuivre une relation positive, respectueuse, voire amicale. Rien dans la bonne éducation marocaine n’apprend à vivre cela de manière sereine et décomplexée. Tout cela est vrai et ne simplifie pas la tâche des candidats à la candidature de la CGEM. Mais ce n’est pas une raison pour tomber dans l’infantilisme. Or, il y en a dans cette précampagne pour le poste de patron des «patrons».D’abord, tous ceux qui, sentant leurs ailes pousser, s’acharnent à discréditer le poste. Est-ce pour décourager les autres ou pour se consoler d’avance d’une éventuelle défaite? En tout cas, La Fontaine a déjà sévèrement caricaturé ce genre de comportement. Ensuite, il y a les franchement infantiles: comment peut-on imaginer que le syndicat patronal soit en opposition avec le gouvernement quel qu’il soit? Même en Corée du Nord, si une CGEM locale existe, elle ne fera jamais la bêtise de s’inscrire dans l’opposition.Et enfin, il y a les adeptes des films d’horreur: on se paye une bonne frousse en famille, bien callé dans son meilleur fauteuil en commentant les pressions, les vraies et les imaginaires, du Makhzen. C’est sans doute la forme la plus sophistiquée de la démission: on ne joue pas, on décourage tout le monde de jouer et comme dans le vieil adage marocain, on en rend responsable… le coiffeur.Nadia SALAH

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