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    L'Edito

    Indépendance

    Par L'Economiste| Edition N°:3600 Le 22/08/2011 | Partager

    Les tensions nées de la fixation de la date des élections ne sont pas anodines. Elles renseignent sur le nouvel état d’esprit de certains partis politiques. Avant l’annonce du 25 novembre, le RNI, le PAM, le MP et l’UC avaient publié un communiqué commun pour réclamer les élections fin octobre. Une manière de mettre en place les premiers jalons d’un futur pôle, de droite et du centre droit. Cependant, le choix du 25 novembre pour le scrutin les a quelque peu refroidis et déstabilisés à la fois. Certains dirigeants ont pris conscience que leur parole ne pesait pas lourd dans la balance du jeu politique. Et c’est le RNI qui est sorti le premier du bois. En rejetant cette décision, il a surpris beaucoup de monde, y compris au ministère de l’Intérieur. Mais cela ne signifie pas que le parti engage un bras de fer avec ce département pour boycotter les élections anticipées. Sa démarche s’inscrit visiblement dans une logique d’affirmation politique en vue de marquer le coup. Il tape sur la table pour montrer publiquement qu’il n’est pas content de la gestion de cette affaire. Une façon de dire que le parti de la colombe peut aussi se transformer en aigle, avec une puissance de nuisance qu’il peut déployer.
    Aujourd’hui, c’est le RNI, hier c’était le MP lorsqu’il avait refusé de recevoir des ministres technocrates sous les couleurs du parti en 2007. Ces formations veulent-elles s’affranchir pour changer d’image et crédibiliser davantage leur action politique? Après tout, un parti, même créé à l’origine par l’Administration, peut un jour se rebeller contre elle. La donne politique est en mutation, sous l’effet 20 février et le contexte arabe mouvementé.
    Si ce changement se confirme, nous sommes en train de vivre un tournant dans la sociologie politique dans notre pays. Et si ces formations avaient atteint l’âge de maturité pour imposer leur indépendance et se lancer dans une nouvelle existence? Pour que chacun puisse voler de ses propres ailes.

    Mohamed CHAOUI

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