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L'Edito

Imprévoyance

Par L'Economiste| Edition N°:2397 Le 09/11/2006 | Partager

A-t-il été entendu? La question doit être posée car il n’est pas très sûr que justement l’Office national d’électricité ait pu porter sa voix assez fort pour qu’on l’écoute, surtout qu’autour de lui -et au-dessus de lui, chez sa tutelle-, on s’emploie énergiquement à masquer cette voix.Il faut tendre l’oreille. Et qu’entend-on? Que la demande croît plus vite qu’on ne l’avait prévu: tourisme, grands chantiers, élévation du niveau de vie, électrification rurale… De tous côtés, tout va plus vite. Ce qui signifie que le Maroc arrivera plus vite à la limite de sa production. Qu’à cela ne tienne! répond-on, nous achèterons notre électricité en Espagne ou en Algérie. Hélas! et tant mieux, nos voisins aussi sont en croissance, ils ne pourront pas nous soutenir aussi longtemps et pour autant que nous l’espérons.Quand on veut bien tendre l’oreille, on entend aussi qu’il faut du temps pour penser, construire et mettre en route une centrale électrique. Et que pour l’instant, nous n’avons en route que les deux tiers de ce qu’il nous faudrait, et encore au stade des premiers appels d’offres. Donc, pour parler clair, nous sommes en retard et pas dans les dimensions! C’est beaucoup de risques au moment où la croissance s’est emballée. Chacun en conviendra.Enfin, nous ne sommes ni formatés, ni même en voie de préparation, pour l’énergie qui monte, le gaz. Nous sommes en retard, financièrement, techniquement et institutionnellement. Ce dernier point étant peut-être le plus difficile des chantiers. On ne doit pas plaisanter avec l’énergie. Qu’on se souvienne des délestages des années 90, il y a seulement douze ans: on arrêtait les usines et l’affaire était si grave que la perte de plus d’un point du PIB était devenue un secret d’Etat. Combien de pauvres ont-ils dû leur misère à l’imprévoyance énergétique?!Nadia SALAH

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