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    L'Edito

    Imprévisible

    Par L'Economiste| Edition N°:4410 Le 01/12/2014 | Partager

    Les assureurs font partie de ces cassandres qu’il faut savoir écouter par moment. Les sinistres, ils connaissent, y compris quand ils sont imprévisibles. Pour les catastrophes naturelles par exemple, ils ne cessent de marteler que leurs dégâts peuvent être circonscrits par une cartographie des risques, des actions de prévention, une identification des ouvrages vulnérables…
    Une préparation  qui semble avoir manqué dans les régions touchées par les inondations. Dans le cas du Souss, particulièrement, c’est vraisemblablement les retrouvailles avec un vieux scénario dont on aurait pu imaginer la mauvaise fin depuis des années.
    Depuis des années, car la région aurait dû négocier une courbe d’apprentissage après les inondations de... 1985, 1987, 1995, 1996 et 2002, pour ne prendre que les dernières. Oui, c’est une pluviométrie exceptionnelle ces derniers jours qui est mise en perspective.  Non, en aucun cas, cela ne doit cacher l’incurie en matière de gouvernance.
    En 1999 déjà, l’administration de l’hydraulique tirait la sonnette d’alarme sur les graves dangers d’inondations qui menaçaient Agadir. On ne pouvait donc ignorer que la ville était traversée par de nombreux cours d’eau, en plus d’oued Souss. Ce qui l’exposait à des crues très violentes. On ne pouvait non plus regarder ailleurs lorsque les constructions illégales et anarchiques continuaient de se multiplier près et sur les lits mêmes des oueds. On ne pouvait oublier qu’un tel dossier nécessite une organisation rigoureuse, un plan de gestion des risques pour installer de véritables transversalités et synergies des décisions ainsi qu’une délimitation claire des responsabilités. Ces ratés, on s’en doute un peu, subsistent pour la planification urbaine, et pas qu’à Agadir. On les retrouve en matière d’inondations.
    Mohamed BENABID

    Mohamed BENABID

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