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L'Edito

Immuabilité

Par L'Economiste| Edition N°:1596 Le 08/09/2003 | Partager

Beaucoup d'espoirs ont été mis dans la création des CRI, les centres régionaux d'investissement. Près d'un an est passé, et voilà que les tests se révèlent très décevants. Ils sont si décevants que le Premier ministre est obligé de remonter au créneau.Les principales administrations impliquées se sont fait tirer les oreilles pour adhérer au système. Mais il reste que la résistance est à la fois plus forte et plus diffuse. Passons sur les modalités de désignation des fonctionnaires: les administrations centrales se sont parfois défaussées sur ces CRI, des collaborateurs dont elles ne voulaient pas: ce n'est pas la meilleure manière d'obtenir un bon rendement! Passons aussi sur le fait que les CRI n'ont toujours pas le droit d'avoir un budget bien à eux: cela finira tôt ou tard par venir. Ce qui est le plus grave, c'est la mentalité. Pas besoin d'être un sociologue de haut vol pour comprendre ce qu'il en est vraiment, quand les employés des CRI vous répondent qu'il faut s'adresser à leur chef et que le chef, lui, vous renvoie vers Rabat quand vous demandez des informations à publier! Cela dit mieux que n'importe quel audit qu'il n'est pas question que les CRI deviennent le moins du monde autonomes. Cette attitude démontre bien que l'opposition vient de l'intérieur même du service. Il ne faut pas s'y tromper: quand des fonctionnaires agissent de cette manière, ce n'est pas qu'ils sont fous ou désobéissants, c'est qu'ils ont bien compris que de toutes leurs forces, toute leur hiérarchie et tout leur environnement professionnel ne veulent pas entendre parler de décentralisation. Les circulaires et les discours disent une chose mais eux, ils savent bien ce qu'ils risquent s'ils y accordent foi. Ceux qui ont agi ont parfois été punis , alors que ceux qui ne font rien ne risquent rien… Alors pas question de changer quoi que ce soit à l'immuabilité de la déresponsabilisation!Nadia SALAHImmuabilitéBeaucoup d'espoirs ont été mis dans la création des CRI, les centres régionaux d'investissement. Près d'un an est passé, et voilà que les tests se révèlent très décevants. Ils sont si décevants que le Premier ministre est obligé de remonter au créneau.Les principales administrations impliquées se sont fait tirer les oreilles pour adhérer au système. Mais il reste que la résistance est à la fois plus forte et plus diffuse. Passons sur les modalités de désignation des fonctionnaires: les administrations centrales se sont parfois défaussées sur ces CRI, des collaborateurs dont elles ne voulaient pas: ce n'est pas la meilleure manière d'obtenir un bon rendement! Passons aussi sur le fait que les CRI n'ont toujours pas le droit d'avoir un budget bien à eux: cela finira tôt ou tard par venir. Ce qui est le plus grave, c'est la mentalité. Pas besoin d'être un sociologue de haut vol pour comprendre ce qu'il en est vraiment, quand les employés des CRI vous répondent qu'il faut s'adresser à leur chef et que le chef, lui, vous renvoie vers Rabat quand vous demandez des informations à publier! Cela dit mieux que n'importe quel audit qu'il n'est pas question que les CRI deviennent le moins du monde autonomes. Cette attitude démontre bien que l'opposition vient de l'intérieur même du service. Il ne faut pas s'y tromper: quand des fonctionnaires agissent de cette manière, ce n'est pas qu'ils sont fous ou désobéissants, c'est qu'ils ont bien compris que de toutes leurs forces, toute leur hiérarchie et tout leur environnement professionnel ne veulent pas entendre parler de décentralisation. Les circulaires et les discours disent une chose mais eux, ils savent bien ce qu'ils risquent s'ils y accordent foi. Ceux qui ont agi ont parfois été punis , alors que ceux qui ne font rien ne risquent rien… Alors pas question de changer quoi que ce soit à l'immuabilité de la déresponsabilisation!Nadia SALAH

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