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    L'Edito

    Immense recul

    Par L'Economiste| Edition N°:4167 Le 09/12/2013 | Partager

    Aujourd’hui 9 décembre, c’est la Journée mondiale de l’ONU de lutte contre la corruption. Au Maroc, il y aura aussi en janvier une deuxième journée sur le même thème.
    Il fallait bien deux journées pour célébrer… l’immense recul du pays dans ce domaine!
    Comment comprendre que depuis que le mot n’est plus un tabou politique, depuis qu’on parle tout le temps de bonne gouvernance, les gens sont de plus en plus persuadés que la corruption augmente au Maroc, quand elle diminue ailleurs?
    Certes, ces classements sont basés sur  des perceptions, pas des faits, mais ce sont justement les perceptions qui comptent, car, évidemment, personne n’est capable de chiffrer la corruption.
    Et pourtant le code marocain de la presse exige des journalistes qu’ils apportent le reçu écrit de la corruption; sinon c’est trois ans de prison. Il y a même eu des cas de poursuites judiciaires contre L’Economiste et Assabah parce qu’ils ont fait état de condamnations pour corruption de cadres aux Impôts et à la Conservation foncière. Pour l’honneur de la Justice, soulignons que les plaignants ont été déboutés.
    Le code actuel de la presse, voté sous le gouvernement El Youssoufi, est fait sur mesure pour empêcher la mise en lumière des faits de corruption. Ce qui vaut au Maroc de chuter inexorablement dans les classements mondiaux, sur la corruption et sur la liberté de presse.
    Depuis 2002, tous les partis politiques ont eu leur part de pouvoir. Tous ont promis des changements, autant pour la liberté d’informer que pour la probité publique.
    Tous se sont bien gardés de réformer.
    Au contraire, nombre d’entre eux ont entretenu des haines contre les fonctionnaires, contre les patrons, contre les employés, les médecins, les policiers, les sportifs, les  juges, les avocats, les professeurs, les élèves… En fait, des haines de tout le monde contre tout le monde. Tout cela pour cacher l’inaction absolue.

    Nadia SALAH

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