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L'Edito

Imbroglio

Par L'Economiste| Edition N°:4023 Le 03/05/2013 | Partager

Depuis l’élection de Hamid Chabat, l’Istiqlal a changé d’approche. S’il est effectivement implanté partout dans le pays,  le parti d’Allal El Fassi avait toujours gardé  le ton et l’attitude feutrés de la bourgeoisie urbaine, fassie et r’batie.
L’arrivée de Chabat, suite à une longue bataille interne, a changé la donne. Certes il est un pur produit du parti, mais via le syndicat. Il est donc nettement plus combatif, plus concret, avec des méthodes radicalement différentes.
Le Maroc a changé aussi. Les hommes politiques doivent donc corriger leur méthode. Ils sont contraints de convaincre, mobiliser… Ils ne peuvent plus se contenter de discuter entre eux.
Séduire et impressionner, Chabat l’a appris dans le syndicalisme. Avec ces atouts, il doit faire de l’Istiqlal le premier parti du pays.
Objectivement, c’est accessible. En effet, ce parti est islamiste et aussi moderniste; il est économiquement libéral avec une forte coloration sociale. Enfin et surtout, il a une légitimité historique dans laquelle il ne se prive pas de puiser. Il est  et se pense comme une alternative crédible.
Cependant, l’Istiqlal vit une position politique contradictoire.  Il participe au gouvernement alors qu’il est convaincu de devoir se remuscler en faisant de l’opposition.
Les nouvelles règles de la représentation politique ne simplifient pas les choses. Le PJD a développé un discours très populiste, électoralement payant.
L’Istiqlal se doit de le battre sur ce terrain, aussi.
Dans cet imbroglio, la gestion de l’Etat passe au second plan. Ce que l’Istiqlal ne manque pas de reprocher au PJD, puisque ce dernier conduit l’équipe gouvernementale (sic!).
Benkirane est dans une situation paradoxale: son futur principal adversaire est son actuel principal allié! Chacun des deux sait que le Parti de l’Istiqlal devra forcément quitter le gouvernement avant la fin de la législature, pour concrétiser sa position d’alternative.

Abdelmounaïm DILAMI

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