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    L'Edito

    Imagination patriotique

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5480 Le 25/03/2019 | Partager
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    Situation rare. Des entreprises, pas un petit groupe, mais beaucoup d’entreprises, décident sans s’être consultées de piocher dans leurs réserves pour arrondir les dividendes.

    Pour l’entrepreneur ou le manager, c’est une décision difficile, très difficile. Il a le sentiment d’affaiblir les défenses de son entreprise.

    Et pourtant, d’un autre côté, il doit absolument montrer que l’entreprise a la force de traverser la crise jusqu’à 2022 (après les élections). Il lui faut en effet tout faire pour maintenir la confiance des clients, des fournisseurs, des actionnaires, de la banque, des voisins et des pairs.

    Sans oublier les autorités, fiscales et sécuritaires, qui suivent de près l’évolution du microclimat, financier ou social.

    Attention, on ne distribue des réserves que si on a un résultat positif et on ne touche ni à la réserve légale, ni à la réserve statutaire. Sinon, on risque le pénal: distribution de dividendes fictifs.

    Apparemment même de très grandes entreprises cotées, y compris des multinationales, rejoignent ce choix, très fréquent chez les plus petites, connues ou moins connues: «les réserves, c’est fait  pour ça». 

    Les banques ne sont pas concernées. Elles gagnent beaucoup d’argent en finançant l’Etat pour rembourser la TVA, en soutenant les entreprises que l’Etat n’a pas payées, en aidant les fournisseurs de celles-ci, puis les fournisseurs de ces fournisseurs… Ce désordre économique suscite des critiques virulentes sur les incompétences économiques et sociales des PJDistes en poste durant deux mandats.

    Les rieurs, eux, soulignent que les tenants de l’islam politique savent parfaitement nourrir les établissements pratiquant l’intérêt.

    Néanmoins, vue à l’échelle globale,  la situation n’est pas amusante du tout. La CGEM, Bank Al-Maghrib et le Groupement professionnel des banques auront intérêt à faire preuve d’imagination quand ils se réuniront pour tenter de relancer l’économie. Une imagination patriotique.

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