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L'Edito

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Par L'Economiste| Edition N°:2953 Le 30/01/2009 | Partager

Pas de veine!Au moment où Rabat se décide enfin à sortir (avec éclat!) de sa réserve face aux réseaux de Davos, le Maroc chute de 9 rangs dans le classement du même Forum de Davos, pour le climat des affaires. On sait bien que ses classements ne sont pas bien scientifiques, pas bien rigoureux. Par exemple, comment et par rapport à quoi répondre à la question qui vous demande de dire si «votre pays est médiocrement, moyennement ou bien équipé en nouvelles technologies». Selon qu’on compare à Paris ou à Tunis, et selon ce que l’on croit savoir, on ne cochera pas la même case. Donc, ces classements, celui de Davos comme des dizaines d’autres, ne sont pas très fiables, surtout pour les pays chez qui la critique et la contestation sont devenues des vertus civiles, d’heureuses vertus civiles.Il n’empêche que ces classements ont des effets d’image extraordinairement élevés.Aussi, quand on est un petit pays, il ne faut surtout pas se mettre à bouder dans son coin si l’on a mal été classé. Quand Washington ou Pékin ne sont pas contentes, l’année suivante les modalités d’enquête changeront. Si c’est Rabat qui n’est pas contente, on y verra la preuve de l’impartialité de l’étude! C’est injuste et stupide, mais c’est comme ça, il faut faire avec… et agir en conséquence.Dans cette crise mondiale, le Royaume s’en tire mieux que la moyenne. Il faut le faire savoir et se mettre à exister sur les radars des réseaux mondiaux. Cela paraît un lourd investissement; en réalité, c’est moins cher et plus efficace que n’importe quelle autre forme de communication. Mais il y a une condition: «mouiller sa chemise» comme on dit, être présent et le montrer en multipliant les effets (ou les contre-effets) d’image. Ne soyons pas naïfs: les images ne vont pas faire tout le travail à notre place, mais sans elles, nul n’arrive plus à rien du tout.C’est la loi du XXIe siècle.Nadia SALAH

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