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L'Edito

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Par L'Economiste| Edition N°:4399 Le 13/11/2014 | Partager

Il n’y a pas de doute: on ne pouvait pas prendre le  risque de favoriser le virus Ebola et, qu’à Dieu ne plaise, le faire prendre au reste du continent et au monde.
En revanche, les avis sont partagés sur la suite car le dossier ne se referme pas avec le déplacement de la CAN vers une autre destination.
Il y a bien sûr les sportifs et leurs aficionados qui sont un peu déçus. Eliminés ils étaient depuis une vingtaine d’années, éliminés ils restent.
Il y a aussi les entreprises qui souhaitaient profiter de l’occasion pour déployer leur communication, et avec elles, leurs divers fournisseurs et clients. Chez eux la déception se tempère d’un soulagement: de quelle manière gérer les dégâts  d’image si jamais le risque devait se réaliser, si jamais quelqu’un quelque part tombait malade?
Il sera  intéressant de suivre comment les sponsors, en particulier la compagnie française de téléphone, Orange, vont gérer ce risque sur leur image.  Même couvert par des contrats bétonnés, l’engagement financier d’une marque ne peut plus être le même qu’il y a six mois. Il y a, à l’évidence, un cas de force majeure, le même dont s’est recommandé le Maroc. Le même qui, devant n’importe quelle cour, fut-elle arbitrale, va automatiquement modifier la cartographie des responsabilités.
Il n’empêche qu’une partie de l’opinion se demande si le Maroc n’a pas commis une faute quelque part, faute pour laquelle il devra être puni comme un mauvais élève. C’est ainsi que la CAF doit présenter son point de vue. Nul n’est obligé de la suivre sur ce chemin.
En effet, il s’agit d’une affaire commerciale comme n’importe quelle autre affaire commerciale, où forcément le droit général  s’impose aux contrats entre partenaires.
Mais s’il faut fermement chasser le sentiment de culpabilité, il est néanmoins nécessaire de se battre sur les images. Celle du Maroc, celle de ses entreprises et de ses habitants.

Nadia SALAH

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