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    L'Edito

    Hors vérité

    Par Nadia SALAH| Edition N°:4864 Le 27/09/2016 | Partager
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    Les partis, par ailleurs sérieux et expérimentés, racontent n’importe quoi sur la réforme des retraites et les subventions aux énergies fossiles. Ils promettent de défaire deux réformes: les subventions et les retraites.
    Pour dire les choses comme elles sont, ces réformes ont été portées par Benkirane et Boussaïd, avec bien peu de soutien de la part de leurs coéquipiers.
    Cela a été largement expliqué, il n’y a aucune marge de liberté possible: les retraites de  la fonction publique n’étaient pas tenables (elles ne le sont aujourd’hui que pour 6 exercices). Quant aux subventions sur les énergies fossiles, on le sait tous, c’était de l’argent donné aux plus riches,  creusant en même temps le déficit de la balance des paiements et celui du budget. Aujourd’hui seulement la moitié du travail est fait.
    Dans les six mois qui ont suivi la réduction des subventions, l’Etat a pu reprendre les paiements de ses factures les plus criantes.
    L’économie, qui a produit 200.000 chômeurs de plus, est encore loin d’être revenue à la normale. Il faudra des années pour rétablir ce qu’était le Maroc, à la fin de la décennie 2000. Mais, au moins, la dégradation socio-économique marque le pas. Ce qu’a d’ailleurs acté le Souverain lui-même dans son message aux banquiers centraux la semaine dernière: le Maroc est résilient.
    Pourtant, un virus est réveillé, celui du «post-truth politics» (politique hors de la vérité), expression venue des USA, désignant les politiciens qui disent n’importe quoi. Ils promettent de financer les propriétaires de voitures et de «plumer» les autres citoyens pour soutenir des retraites plaquées-or dans la fonction publique.
    De deux choses l’une: ou bien ils le feront et ce serait une catastrophe, ou bien ils ne le feront pas, et alors ce sont des menteurs.

     

     

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