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    Par L'Economiste| Edition N°:3168 Le 11/12/2009 | Partager

    Que les Marocains de tout bord soient attachés au devenir de leur système éducatif n’est pas une découverte en soi. Pour une bonne frange de la population, voilà un moyen au service d’un même objectif: s’arrimer à un ascenseur social, fort convoité, par le mérite. Les objectifs, on le constate, restent illusoires pour bien des familles, et le système, on le sait, multiplie les ratés depuis plusieurs années. Chaque gouvernement promet d’en corriger les défauts… vœu pieux pour l’heure. Personne ne doute de l’opportunité d’une réforme qui vise à donner au système les moyens de sa pérennité et lui permettre de s’adapter à son environnement. C’est sur le comment où les choses piétinent. Dans cette quête de mise à niveau, la tutelle est bien consciente qu’elle avance sur un champ de mines. D’abord, dans ce domaine, les ronces et les mauvaises herbes prennent leurs aises rapidement lorsqu’on n’y prend pas garde. Les gouvernements ont compris bien trop tard qu’en jouant aux apprentis sorciers sur les langues, qu’en éludant les questions des taux de déperdition scolaire, des enjeux de l’enseignement fondamental, le gouffre ne faisait que s’approfondir. Du coup, il ne faut pas s’étonner aujourd’hui si le bac, entre autres exemples, sélectionne trop et oriente peu, un élève sur 13 seulement l’obtenant, les autres ayant échoué en cours de route. Ensuite, il n’est pas certain que la performance soit impactée par des questions budgétaires. Même si les syndicats continueront de clamer le contraire et persisteront à exiger des moyens supplémentaires, nous sommes convaincu que cela ne conditionnera que partiellement la réussite scolaire. L’alchimie est à chercher ailleurs. Peut-être, comme le laisse implicitement suggérer le ministre de l’Enseignement Akhchichine à la conférence du Prix de L’Economiste, l’excellence n’est pas valorisée dans une taille critique. Les héros existent mais se sentent bien seuls.Mohamed BENABID

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