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L'Edito

Guerres civiles

Par Nadia SALAH| Edition N°:5444 Le 01/02/2019 | Partager
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Cela fait partie de la nature humaine de rivaliser. Cela fait partie de l’intelligence humaine de surmonter les états de nature.

Les entreprises privées ont depuis longtemps identifié ces cas travaillant contre la performance.  Avec un succès évident, elles ont transformé ces défauts en dynamisme, en sentiment d’appartenance… Elles ont changé la rivalité en ambition.

Cette politique systématique de transformation comportementale appuie le succès commun. Les PME le font de manière instinctive; les grandes entreprises l’organisent et y investissent beaucoup d’argent. Si cet aspect du management humain est raté, alors l’entreprise est en danger.

Il en va différemment dans un contexte associatif ou administratif.

A partir des années 1980-90 s’est répandu un étrange et ridicule phénomène: des cérémonies de signature de convention, accord, coopération… entre administrations publiques. Comme si chacune d’elles était devenue un Etat souverain et indépendant. 

Elles préfèrent braver le ridicule plutôt que de se prêter des œuvres d’art pour que les citoyens aient la chance de les voir. Toutes ces archives enfouies dans les caves (combien de documents précieux y ont disparu!) plutôt que d’alimenter la recherche.

Et puis voilà ces ministères qui refusent de transmettre leurs chiffres au HCP, de partager leurs documents de travail avec le ministère d’à côté. Et encore la Justice qui refuse de publier les jurisprudences, jetant désordres et gâchis dans les décisions administratives.

Ce n’est pas fini. D’un département à l’autre, c’est la guerre des tranchées: pas question d’aider le voisin de couloir qui pourrait en tirer de la renommée.

C’est pire depuis 2012, quand l’ignorance et la démagogie ont mis les postes aux enchères. On voulait en finir avec le copinage, on a fait la promotion de l’irresponsabilité. 

Alors les guerres personnelles et minuscules se répandent, rongeant le lien entre l’Etat et les citoyens.
 

 

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