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    L'Edito

    Gens de justice

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5244 Le 04/04/2018 | Partager
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    Le Message royal aux juristes en séminaire à Marrakech mérite d’être lu et relu, et ce dans les deux langues, en arabe et en français.
    Pourquoi? Parce que c’est un Message royal certes, mais pas seulement. La bonne raison c’est qu’on peut y prendre des outils.
    D’abord, le vocabulaire nuancé permettra de dire les idées avec la richesse dont elles ont besoin.

    Il y a les idées elles-mêmes, dont on a trop peu goûté la saveur ces dernières années. Elles avaient fui devant des raisonnements grossiers et brutaux, minoritaires bien sûr, mais tapageurs et racoleurs ou menaçants. On les savait réfugiées dans les têtes de ces vieux juristes, ceux qui ont autrefois construit ce pays et en connaissent encore les infinies nuances. Mais ils désespéraient et se taisaient, abandonnant leur mission de transmission.

    Les idées, les concepts sont aujourd’hui de retour: il faut s’en emparer car plus que n’importe quelle œuvre humaine, la justice est une construction conceptuelle.

    Pourtant, si l’on a raté les deux premiers points, on peut se rabattre sur un troisième. C’est le plus important de tous; le Roi renverse l’opinion à laquelle on s’était lentement  résigné à propos de l’appareil judiciaire et de toutes les professions qui le servent.

    A trois reprises, le Souverain revient sur sa recommandation: «l’indépendance du magistrat est consacrée au justiciable et à son profit, et pas au magistrat». Inutile de souligner la différence, elle est fondamentale! Elle renverse cul-par-dessus-tête la résignation de l’opinion publique.

    A la décharge de nos gens de justice, disons qu’ils ont eu à subir les vents du Golfe et ont perdu leurs références, par l’arabisation et aussi par la faute d’un certain «débraillé» survenu à Paris.
    Le chemin sera long, difficile. Les résistances seront fortes. Mais il y a maintenant les mots et le sens pour changer la donne. Et en plus, le soutien royal.

     

     

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