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L'Edito

Gabegie

Par L'Economiste| Edition N°:2134 Le 20/10/2005 | Partager

On a du mal à en croire ses yeux et ses oreilles: l’Etat a peiné toute une année, financé le départ de 38.960 fonctionnaires… tout cela pour économiser 2,5% de sa masse salariale, soit 1,5 milliard de DH et pendant ce temps, que se passait-il? Le même Etat a laissé partir en fumée, au sens propre du terme, 7 milliards de DH parce que son système de gouvernance est si faible, si aléatoire qu’il est incapable de prendre une décision.Reprenons cette incroyable gabegie: de tout temps, l’Etat marocain a tété du pétrole en s’octroyant des taxes, droits et toutes les formes possibles de prélèvement. Pour lui, c’est une grosse partie de ses recettes ordinaires, si bien qu’il en est dépendant comme un drogué est dépendant de sa drogue. Ceci est très critiqué depuis un quart de siècle: gêne sur la compétitivité, isolement des grands trends économiques… Donc, on décida un jour faste d’indexer le prix: l’indexation ne réduirait pas les recettes, mais interdirait aussi de les augmenter. Une sorte d’opération sevrage que fonctionnaires et politiques avaient mis des années à formaliser et à faire passer. Et voilà qu’en quelques semaines, au tournant de l’an 2000, l’Etat décide de tout oublier: fini le sevrage, aux orties l’indexation!Dans un premier temps, c’est idéal: on vend cher ce pétrole qui ne l’est plus. La vie devient facile: il suffit de lâcher quelques promesses d’ajustement sur le fuel et l’électricité quand les industriels deviennent trop pressants avec leur souci de compétitivité. Mais voilà que l’Inde et surtout la Chine allument leurs moteurs et boivent goulûment l’énergie de la planète. A Rabat, on fait semblant de ne rien comprendre: les recettes s’amenuisent, puis disparaissent… et voilà qu’il faut payer au lieu d’encaisser. En face de cet énorme trou noir qu’est le pétrole, on n’a que ce malheureux 1,5 milliard d’économies de fonctionnaires, lequel, soit dit en passant, a déjà été dépensé une fois et demie en augmentations des autres fonctionnaires.Nadia SALAH

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