×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    L'Edito

    Frugalité

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5242 Le 02/04/2018 | Partager
    nadia_salah.jpg

    A l’occasion des programmations triennales, le chef du gouvernement, Saâdeddine El Othmani, met un accent spécial sur son option d’austérité dans les finances publiques. Une option qui sera en principe valable jusqu’à la fin de son mandat. Cette frugalité va tomber sur la prochaine grande période électorale. Il faut donc souligner le courage politique et le sens des intérêts nationaux dont El Othmani fait ainsi preuve en choisissant ce chemin difficile.

    Quelle différence en effet avec le mandat d’Abdelilah Benkirane et même, dans une certaine mesure, avec celui d’Abbas El Fassi, quand il pleuvait des milliards pour tout et n’importe quoi! Des milliards tombant en cascade sur le papier des projets, mais n’atteignant jamais le terrain, pour la bonne raison qu’ils n’existaient pas.

    On notera que ni l’un ni l’autre de ces deux hommes politiques n’a réussi à revenir au pouvoir pour un deuxième mandat. Ces milliards fantômes ont pourtant laissé des traces: l’idée s’est installée en maints endroits  que l’Etat doit tout à tout le monde.

    Le tournant officiellement pris par El Othmani est donc essentiel. Mais il devra être défendu tant les pressions sont fortes, sortant de toutes parts. Il faudra être d’autant plus ferme sur cette stratégie que la ligne de front n’est pas celle de la croissance. C’est celle de l’arrêt de la glissade vers le bas. En effet, le taux de croissance espéré n’est qu’un minima, hypothéqué de l’intérieur par la démographie et par l’inflation. Et à condition qu’il n’y ait pas de sécheresse.

    Dans ce contexte sévère, la décision du chef du gouvernement est d’autant plus importante. Et encore plus difficile si l’on observe le glissement opéré dans son propre parti: on n’y parle toujours pas de soutenir les entreprises pour créer des emplois, mais au contraire on s’avance pour distribuer des revenus dont pourtant on n’a pas le premier dirham.

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc