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L'Edito

Frontières

Par L'Economiste| Edition N°:1956 Le 10/02/2005 | Partager

De quoi vont parler les Marocains avec les Mexicains, dont une forte délégation accompagne le président en visite officielle? Les Marocains vont sans doute leur poser deux questions: Etes-vous contents de votre accord de libre-échange? Que faites-vous avec la pression de l’émigration?Le Mexique a dix ans d’expérience dans l’ALENA, l’accord de libre-échange qui l’unit au Canada et surtout aux Etats-Unis. Pour le Maroc, le libre-échange est une double interrogation, avec l’Europe et avec les Etats-Unis (ce dernier n’a pas encore commencé).Quant aux flux migratoires mexicains vers les Etats-Unis, ils datent de… deux cents ans, mais se sont considérablement accrus au cours de ces vingt dernières années, en dépit de l’enrichissement du pays. En fait, les migrations vers le nord ont un peu changé de nature: elles viennent maintenant de toute l’Amérique centrale. De plus en plus un pays de transit et un schéma qui rappelle celui du Maroc. Ces deux points ont en commun d’être des questions de frontière: frontière juridique, mais surtout frontière de développement, frontière de civilisation… Des séparations à visages multiples que les hommes, eux, ne rêvent que d’enjamber, au grand dam de leurs autorités politiques. Il faut le reconnaître: ces enjambements ne se font pas que pour le bien. Avec les braves gens qui ne cherchent qu’un avenir meilleur, passent aussi de l’argent sale, des mafieux, de la drogue ou encore des candidats terroristes. Pis, avant de passer, ils ont copieusement empoisonné la vie de leur hôte. Etre un Etat frontière n’est pas de tout repos: le risque est permanent de devenir un Etat poubelle. Mais avec l’intelligence des situations, avec une vision claire de l’avenir que l’on veut se fabriquer, avec une diplomatie compétente et persévérante, être un Etat frontière peut aussi vouloir dire accélérer sa modernisation et son développement.Nadia SALAH

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