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L'Edito

Fortune

Par L'Economiste| Edition N°:3614 Le 13/09/2011 | Partager

POUR qu’un scénario aussi abracadabrantesque qu’un impôt sur la fortune alimente autant de fantasmes et de rumeurs, au point d’obliger le gouvernement et son ministre des Finances à des mises au point, c’est que forcément les vrais enjeux sont mal expliqués par l’exécutif.
C’est d’abord oublier la quasi-règle de 20/80 qui continue de régir la charge fiscale au Maroc. On le sait pour l’IS, une poignée de contribuables supporte le plus gros de la pression. C’est oublier aussi que l’on peut toujours flatter des citoyens, des électeurs avec des sujets pareils, mais cela ne fait pas un programme économique. L’impôt sur la fortune, le patronat, implicitement visé, se contente d’en sourire pour l’heure.
Sur sa sphère, la CGEM par exemple a d’autres chats à fouetter, notamment par rapport à ce qui devraient être les prochaines priorités fiscales du budget.
Il y a deux aspects dans la dernière sortie de la confédération.
Un: le scénario d’un regroupement d’une partie des taux de TVA en un seul taux converge avec les impératifs d’harmonisation.
L’idée n’est pas nouvelle et ne heurte pas dans son principe le gouvernement. Celui-ci promet des avancées dans ce sens, et même d’en faire l’une des réformes prioritaires du budget 2012. Il rejoint par là les recommandations du FMI qui préconise depuis quelques années de simplifier la lisibilité du dispositif fiscal dont cette rubrique représente l’un des plus gros pavés. Deux: la proposition de généraliser le remboursement pour le même impôt repointe la question lancinante du crédit de TVA que l’Etat rembourse tardivement. Cette dérive continue d’asphyxier les trésoreries des sociétés, d’obérer la rentabilité des PME ou de les acculer à rogner sur leurs fonds propres. Et à ce titre, les patrons aspirent ardemment, il est vrai, à meilleure… fortune!

Mohamed BENABID

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