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    Par L'Economiste| Edition N°:2886 Le 22/10/2008 | Partager

    Voilà des années qu’on le dit mais on n’a pas fait grand-chose: l’accélération de la croissance envoie le Maroc contre le mur des compétences insuffisantes, en nombre comme en qualité.«A 10.000 euros l’ingénieur débutant, le système a atteint ses limites». Qui dit cela? La bible des informaticiens français, le magazine «01 Informatique» du 9 octobre 2008. Et de qui parle-t-il? Du Maroc et de notre plan Emergence. Rien que ça!Par comparaison, le même débutant en Inde se paye au maximum 5.200 euros/an et en Roumanie le plafond est à 8.500 euros/an.En principe, on devrait se réjouir de ce haut niveau de salaires... s’il s’accompagnait de services publics impeccables et d’une compétence à toute épreuve, partout, y compris chez notre ingénieur débutant. Mais pas besoin de chercher beaucoup pour s’apercevoir que nous sommes loin du compte. N’insistons pas... Ce que disent les sociétés d’informatiques et d’offshoring, on l’entend tout aussi fort dans d’autres métiers: santé, tourisme, agro-industrie, distribution, logistique, BTP...Peut-on imaginer que les promoteurs immobiliers, qui ont engagé des milliards sur leurs programmes, se battent pour deux maçons et un électricien? Peut-on avoir une stratégie touristique si les professionnels se moquent de leur service, sûrs de trouver demain matin l’emploi qu’ils ont plaqué hier... en mieux payés pour moins de contraintes?Attention, on pense toujours que les hausses de salaires sont bonnes pour tout le monde. Ce n’est pas toujours vrai. Le Maroc avec l’emballement de sa croissance, depuis cinq ans, est sorti de ce cercle vertueux. La pénurie des formations engendre au contraire une fuite en avant, où l’on a perdu les repères de compétitivité. Le Maroc n’est pas seul au monde et la crise va encore accroître la férocité des compétitions. Sans un plan d’urgence des formations professionnelles, les lendemains de la crise financière vont être terribles... par notre seule faute.Nadia SALAH

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